
La qualité première du technologue en électronique est la polyvalence.
Marie-France Julien, technologue, introduction de nouveaux produits,
support à la production chez Harris Canada, en a à revendre. Voilà qui
tombe bien puisqu'elle doit résoudre environ une trentaine de problèmes
par semaine!
|
 |
 |
 |
Le technologue en électronique installe, répare et entretient
différents types de matériel électronique. Voilà une description
de tâches plutôt vague en vertu de la variété d’appareils électroniques
qui existent de nos jours! C’est pourquoi il choisit généralement
de se consacrer à un domaine en particulier, comme les systèmes
informatiques, les appareils audiovisuels ou les télécommunications.
C’est cette dernière voie qu’a choisie Marie-France. Son employeur,
Harris Canada, fabrique des radios micro-ondes pour la transmission
des communications par téléphones cellulaires. Son rôle consiste
principalement à régler les différents problèmes techniques qui
surviennent lors de la production. Chaque radio est formée de
modules, eux-mêmes composés de cartes électroniques : ces cartes
sont testées informatiquement afin de s’assurer qu’elles remplissent
bien leur rôle de transmetteurs. Marie-France intervient quant
à elle lorsque les tests ne donnent pas les résultats escomptés.
Lorsqu’un problème survient, elle doit tout d’abord «enquêter»
pour découvrir sa source. «Je fais un peu comme un réparateur
de télévision qui demande si l’appareil est bien branché avant
de se déplacer!» Elle pose donc une série de questions au technicien
en production, chargé de tester les différentes cartes et les
modules, pour déterminer si c’est la carte qui est défectueuse,
par exemple. Elle doit parfois se déplacer sur les lieux de production
pour faire une analyse plus poussée.
Deux ou trois fois par semaine, Marie-France est confrontée à
des problèmes majeurs qui retardent ou stoppent complètement la
production. «Lorsque le technicien signale que dix cartes de suite
ne fonctionnent pas, on peut en déduire que la commande entière
de cartes, produites selon nos spécifications par un fournisseur,
est défectueuse. Tout problème qui retarde la production, ou pire,
l’arrête, est considéré comme très sérieux.» Elle s’occupe aussi
d’une trentaine de problèmes mineurs, allant des pièces manquantes
aux câbles mal branchés.
|
 |
|
|
|