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Convaincre un retriever craintif de se faire peser ou montrer à une
enfant de huit ans comment nettoyer les dents de son chat ne sont que
quelques-unes des tâches de Cheryl Martin. À titre de technicienne
vétérinaire, elle partage son temps entre la réception, où elle accueille
et réconforte parfois les animaux et leurs propriétaires, et l'«arrière-scène»,
où elle effectue le travail technique et l'entretien pour assurer la
santé des bêtes.
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De nombreux techniciens vétérinaires travaillent pour des laboratoires
d’universités, de collèges de médecine vétérinaire et de centres
privés de recherche. Bien qu’elle ait déjà travaillé dans des
environnements semblables, Cheryl, âgée de 35 ans, exerce maintenant
son métier pour le compte de la vétérinaire Caroline Simard à
la Clinique vétérinaire Monkland, située dans un secteur résidentiel
de Montréal.
«Caroline m’explique tout, et nous faisons le travail ensemble.
Je m’occupe de commander les fournitures médicales pour la clinique,
d’accueillir les clients à la réception et d’ouvrir leur dossier.
J’effectue plusieurs tests, tels que l’analyse des urines et des
selles, et je prépare les prélèvements sanguins. De plus, j’assiste
Caroline dans les interventions chirurgicales, je nettoie la salle
d’opération, je stérilise les instruments chirurgicaux et j’administre
les traitements.» Viennent ensuite les tâches d’entretien ménager
: nettoyer les cages, laver les planchers et remplir les bols
d’eau et de nourriture pour les animaux en pension.
Cheryl et Caroline ont chacune leurs préférences. «Je préfère
devoir me battre avec un gros chien pour lui poser une muselière,
alors que Caroline préfère traiter les chats.» Cheryl apprécie
particulièrement le côté plus technique de son travail, comme
mener des recherches sur les maladies animales.
Son sobriquet de courrier électronique est Eubie, en mémoire d’un
chat Persan décédé d’une hypertrophie du cœur. «C’était un moment
très triste, mais j’ai tout appris sur cette maladie cardiaque.»
L’euthanasie des animaux constitue une grande partie de son travail.
«Ce n’est jamais agréable, mais c’est nécessaire lorsqu’un animal
est gravement malade. Et les animaux ne souffrent aucunement pendant
la procédure. Ils s’endorment littéralement.
«Chaque fois qu’un animal est confié à la clinique, je rencontre
une nouvelle personne. J’aime tout particulièrement aider celles
qui en sont à leurs débuts avec un chiot ou un chaton. J’adore
mon travail! Les gens du voisinage sont très agréables», affirme
Cheryl.
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